Séjour de la famille FROMILHAGUE à Tahiti
Dans le cadre d'un projet éducatif, Peggy, avec sa classe s'est rendue à Papeete à l'occasion des 100 ans du bombardement. Des petits groupes d'élèves ont exploré le centre ville pour retrouver des lieux importants de ce fait historique.
Difficile d'imaginer que c'est à Papeete, bien loin du front européen de la Grande Guerre, qu'une des premières escarmouches navales s'est produite. Pour éviter un ravitaillement aux ennemis et protéger les Etablissments Français d'Océanie (EFO), Papeete a subi le feu ennemi durant près de deux heures.
Dès août 1914, lorsque la guerre entre l’Allemagne et la France était déclarée, le commandant Maxime Destremau qui commandait les troupes locales à la tête de la canonnière La Zélée, basée à Papeete, entame des préparatifs pour défendre Tahiti. Il sait lui qu’une partie de la puissante flotte allemande est basée en Asie et que ces navires de guerre peuvent à tout moment passer dans les eaux françaises voire même menacer les EFO.
Le 22 septembre 1914, au petit matin, deux navires de guerre allemands se présentent à l’entrée du port : tout est prêt sur place pour saborder La Zélée de manière à bloquer la passe. Le scénario de défense mis au point par le commandant Maxime Destremau, incluant la mise à feu du stock de charbon, sur les quais fonctionne. Les navires allemands finissent par s’éloigner de l’île mais ouvrent le feu sur la ville. Les obus de canon pleuvent sur le centre ville. Le quartier du marché et les alentours de la cathédrale sont dévastés par les obus et les incendies qu’ils provoquent. On dénombre deux morts et plusieurs blessés. Ce bombardement presque inédit pour les habitants de Papeete sert de révélateur : de nombreux habitants vont ensuite s’engager dans cette guerre mondiale qui aurait pu leur rester étrangère.